02 février 2008
La mot d'Anne-Marie Krebs, futur prof de philo à la retraite
Il est des moments privilégiés dans le métier d'enseignant. Le voyage à Majorque avec les STG a été, pour moi, de ceux-la. Passée la fatigue du trajet, nous avons pleinement profité de la beauté des lieux, du temps idéal et de bons moments partagés avec les trois sections, dont je ne connaissais que les terminales.
Certains élèves de seconde et première me font regretter de quitter Célony l'an prochain et donc de ne pas les avoir plus tard comme élèves en philo :
La douce Méissa qui m'a dit à la fin d'un après midi où nous ne nous avions été séparées :"vous nous avez manqué!". Jean-David, l'amateur d'After Eight aux yeux malicieux, notre boute en train, dont les tours de cartes bidons nous ont tant fait rire. Hélène la dure tendre, dont je regretterai toujours de n'avoir pas connu la sombre chevelure ondulée… et d'autres comme Alexis et Xavier, les jumeaux lunaires, si discrets, si serviables et polis, qui restaient imperturbables toujours les derniers à table, mangeant calmement et posément quand le gros de la troupe expédiait son repas en 1/4 d'heure au mieux…
Et mes élèves de terminale que j'ai eu le loisir de mieux connaître. Marie-France, notre "interprète" simple et modeste, qui nous a découvert ses talents de jongleuse. Sophia et Nacima, que mes quatre mots d'Arabe enchantaient, Julie dont nous la grand-mère qui réside sur l'île nous a donné des informations intéressantes, Candice et Soraya que je ne confondrai plus, promis …. Tous ces moments de complicité avec Edith, Émilie, Ornella, Mélodie, que le stress du quotidien et les tensions permettent rarement dans la vie de classe.
À tous ces élèves et à mes collègues qui ont partagé ces moments je souhaite très bonne la fin de cette année scolaire, qui pour moi sera la dernière.
Soleil couchant à la plage de Larenal
Oh, Hélène, où sont tes dreadlocks ?
Chut, te retourne pas mais je crois qu'on nous suit depuis le début...

