10 mars 2008
Le tourisme à Majorque
Je craignais, en visitant Majorque, de trouver une île au paysage dévasté, sacrifié au tourisme de masse mais d'une certaine manière, j'avais tort. Certes, vous pouvez le constater, le béton est aussi présent que sur notre Côte d'Azur, mais la zone ainsi défigurée demeure circonscrite, pour autant que je puisse en juger, à la région où nous étions hébergés dans la baie de Majorque. Bien sûr, c'était le mois de Janvier, le solel était radieux, les amandiers croulaient sous les fleurs et les orangers plotaient sous les fruits. Les plages étaient déseerte, la mer claire, les routes dégagées, les rues de Palma propres et accueillantes. Comment les choses se transforment-elles quand les touristes arrivent ? De mars à octobre la petite île est envahie et l'aéroport de Palma est l'un des plus fréquentés d'Europe. Tous ces touristes consomment de l'eau potable sans se restreindre et génèrent des tonnes de déchets. Comment les Majorquins gèrent-ils ce problème, eux dont la majorité des emplois sont liés au tourisme ? Voici un article intéressant sur le problème. A Palma, nous avons vu d'étranges engins, des poubelles du troisième type, presque extra-terrestres donc, dont voici les photos :
Il s'agit d'une sorte de terminal où on peut jeter ses ordures qui sont aspirées et acheminées vers un incinérateur. Je ne sais pas si au mois d'aût les abords de ces super-poubelles sont aussi propres qu'en janvier, mais en hiver, ça peut aller. On peut se poser la question du dégagement de CO2 et de dioxine : l'incinérateur respecte-t-il les normes imposées ? Ce que je peux en dire, c'est que la banale touriste que je suis n'y vois que du feu, aussi vais-je de ce pas inciter les élèves à enquêter sur le sujet...
02 février 2008
La mot d'Anne-Marie Krebs, futur prof de philo à la retraite
Il est des moments privilégiés dans le métier d'enseignant. Le voyage à Majorque avec les STG a été, pour moi, de ceux-la. Passée la fatigue du trajet, nous avons pleinement profité de la beauté des lieux, du temps idéal et de bons moments partagés avec les trois sections, dont je ne connaissais que les terminales.
Certains élèves de seconde et première me font regretter de quitter Célony l'an prochain et donc de ne pas les avoir plus tard comme élèves en philo :
La douce Méissa qui m'a dit à la fin d'un après midi où nous ne nous avions été séparées :"vous nous avez manqué!". Jean-David, l'amateur d'After Eight aux yeux malicieux, notre boute en train, dont les tours de cartes bidons nous ont tant fait rire. Hélène la dure tendre, dont je regretterai toujours de n'avoir pas connu la sombre chevelure ondulée… et d'autres comme Alexis et Xavier, les jumeaux lunaires, si discrets, si serviables et polis, qui restaient imperturbables toujours les derniers à table, mangeant calmement et posément quand le gros de la troupe expédiait son repas en 1/4 d'heure au mieux…
Et mes élèves de terminale que j'ai eu le loisir de mieux connaître. Marie-France, notre "interprète" simple et modeste, qui nous a découvert ses talents de jongleuse. Sophia et Nacima, que mes quatre mots d'Arabe enchantaient, Julie dont nous la grand-mère qui réside sur l'île nous a donné des informations intéressantes, Candice et Soraya que je ne confondrai plus, promis …. Tous ces moments de complicité avec Edith, Émilie, Ornella, Mélodie, que le stress du quotidien et les tensions permettent rarement dans la vie de classe.
À tous ces élèves et à mes collègues qui ont partagé ces moments je souhaite très bonne la fin de cette année scolaire, qui pour moi sera la dernière.
Soleil couchant à la plage de Larenal
Oh, Hélène, où sont tes dreadlocks ?
Chut, te retourne pas mais je crois qu'on nous suit depuis le début...
28 janvier 2008
La Granja
Desde el tiempo de los romanos, el caudal de agua que mana la fuente de La Granja ha sido de primera importancia. Su magnífico surtidor de treinta pies de altura da fe de la potencia de dicho caudal.
La Granja fue de gran interés para los árabes, asentados en la isla desde el S. X hasta 1229. Durante su dominación, en la Granja había una alcarria, denominada “Alpich”, destacable por sus molinos y excelentes aguas. Ya entonces, esas aguas se filtraban por el trecho de una legua, y resurgían más caudalosas en Canet.
En 1229 Mallorca fue conquistada por el rey D. Jaime I. A él se debe la división de la isla en cuatro partes, una de las cuales fue asignada al conde Nuño Sanz, quien se estableció en La Granja.
En 1239, el Conde cedió La Granja a los monjes cistercienses. La orden del císter, fundada en 1098, estableció así su primer convento en Mallorca. El asentamiento de los monjes duró pocos años, ya que pronto se vieron afectados por los achaques derivados de la humedad del lugar, y se vieron obligados a trasladarse al Monasterio de La Real de Palma. Conservaron aquí las labores de cultivo, de ahí la denominación de La Granja.
Dos siglos más tarde, los monjes vendieron La Granja a D. Mateo Vida. A lo largo de unos doscientos años, la familia Vida vivió en La Granja.
Tras ese período, la finca pasó a la familia Fortuna, a la que se debe la última gran reforma de la casa, realizada a principios del S. XVIII. La casa y los jardines se conservan casi intactos desde aquella obra.
En la década de los ochenta, el complejo fue adquirido por D. Cristóbal Seguí Colom, su actual propietario.
En La Granja, lugar apartado del resto del mundo, la vida continúa igual que en sus tiempos pasados. Los visitantes pueden admirar las bellezas de este lugar, degustar sus deliciosos productos, ver a sus artesanos realizando sus labores… La paz y la tranquilidad de este maravilloso valle constituyen una experiencia inolvidable.
27 janvier 2008
Même si...
Femme en costume traditionnel et bunuelos (beignets dont la pâte est faite à partir de pomme de terre et de farine de blé)
Même si le voyage est achevé, nous continuons d'enrichir le blog : vous trouverez au fur et à mesure de leur achèvement les différents exposés d'élèves et toujours d'autres photos comme autant de jalons dans les souvenirs que nous nous sommes tissés. Aujourd'hui nous mettons en ligne quelques photos de la visite à l'hacienda de la Granja qui subsiste comme un témoignage de la vie d'une de ces grandes propriétés terriennes dont les habitants vivaient en autarcie, produisant tout ce dont ils avaient besoin : le lait, les fromages, la viande, les fruits, le vin, la laine... N'hésitez pas à cliquer sur le lien pour en savoir plus. Pour nous, la visite a été des plus agréables, surtout à l'heure du goûter où une Majorquine en costume traditionnel nous a servi des bunuelos avec des confitures divines (Edith a été subjuguée par la confiture d'abricot et en a parlé pendant un grand quart d'heure...) et nous avons dégusté des boissons à base de citrons, de pomme et d'orange et même un peu de vin doux qui ressemblait à du sherry (expérience purement culturelle, n'est-ce-pas...)
"salon de coiffure" à l'hacienda : bac de lavage et sèche-cheveux d'époque comme le souligne Jean-David
La table des valets, dans la cuisine, plus agréable que celle des maîtres à mon avis !
La voilà, la table des maîtres...un avantage, elle se transforme en billard !
Grand bassin, aujourd'hui d'agrément, où les carpes Koï se prélassent sans crainte d'être pêchées (plein d'arêtes, ces bêtes...)
Le salon avec un brasero pour se réchauffer les pieds
La buanderie et quelques vêtements du début du XX siècle
Le bureau du régisseur du domaine
Une chambre, avec baignoire, pots de chambre et des exemples de costumes traditionnels au fond
26 janvier 2008
Le guide et le chauffeur
Thierry, de Verdié Voyages et Matteo, le guide en compagnie de quelques élèves.
Photos d'élèves
Célony, le retour...
Nous voilà de retour à la maison, tous saufs mais pas forcément sains... La grippe, la rhino, la laryngite et autres mignonnes bestioles sont en train de nous décimer : même Thierry le chauffeur n'y a pas échappé !
Je retourne à la grasse matinée puis à la sieste et je mettrai d'autres photos en ligne tout à l'heure...
B.A
25 janvier 2008
Le dernier jour
Nous repartons ce matin de Can Pastilla où nous logions pour jeter un dernier coup d'oeil à Palma. Nous monterons à bord du bateau à 11h30 et appareillerons à 14h pour arriver à Barcelone à 20h... Repas rapide puis départ en car , nous arriverons a Aix entre 4 et 5h : rendez-vous sur le parking de l'avenue Jean-Delmas comme à l'aller.
Il fait si beau qu'il est difficile de mettre un point final à ce séjour... enfin tout de même, vos enfants "languissent" comme on dit en Provence !
24 janvier 2008
A word in English from Julie, Helene, Thomas, Simon and Gabriel
At 10 o'clock this morning we started on a trip to Valdemossa. It's a small village in the mountain above Palma. There, we had a guided tour of a famous monastery where the French novelist George Sand and the pianist Frederic Chopin spent two months in 1838. Then we had some free time to visit the village on our own and eat our lunch (packed lunch from the hotel and if we must say the truth, it just tasted awful...). At half past two the coach took us to la Granja, an hacienda that show howpeople used to live on the island. We visited the huge mansion then the grounds and we tasted delicious deep fried cakes made of corn flour and potato served with sugar and jam. Then we returned to the hotel and worked on our reports for about an hour. This was a very pleasant day.
A la Chartreuse de Valdemossa
L'autre prof d'anglais, devant l'appareil photo, sur le toit de la Pedrera
La Chartreuse de Valdemossa : jardin attenant à l'appartement occupé par Frederic Chopin et George Sand pendant quelques semaines lors de l'hiver 1838. Georges Sand fera le récit de ce séjour à Majorque intitulé Un hiver à Majorque, livre qui fera scandale parmi les Majorquins, car si elle célèbre les beautés de l'île, elle critique vivement l'attitude peu amène des gens... Depuis, c'est le livre qui se vend le plus sur l'île et le fait que le couple ait séjourné à la Chartreuse attire chaque année plusieurs milliers de touristes : revanche ?
Ce que pouvaient voir Chopin et Sand de leur jardin en terrasse
Fabulous weather, quite exceptional for this time of year : we are very lucky ! Beautiful day in Valdemossa where Frederic Chopin and George Sand spent two months in the Chartreuse during the winter 1838.






























